La "maculopathie en bave d'escargot" ne correspond à aucune entité nosologique (c-à.d. aucune maladie précise de la macula), mais cette description réaliste (et désuette) a été utilisée par quelques auteurs lorsque la membranule qui tapisse la rétine (appelée "limitante interne") s'épaissit au-dessus d'une macula atteinte d'un œdème microkystique (étymologiquement = qui renferme de petites cavités) :


membrane épirétinienne sur oedème maculaire


il s'agissait là d'une vieille dame, opérée de la cataracte quelques années auparavant avec un excellent résultat, dont l'acuité visuelle avait chuté en quelques mois. Si l'on observe bien l'aspect baveux de la macula au centre de la photo, on devine de micro-plis radiaires témoignant du caractère discrètement rétractile de la membrane limitante interne.
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Sur cette deuxième rétinographie, surtout en grossissant l'image (avec Ctrl_+), les plis radiaires sont beaucoup plus nets, responsables de "dysmorphopsies" (lettres, lignes, objets déformés). Ces plis sont dus à une fronce de la "membrane limitante interne" de la rétine, appelée "syndrome de Jaffe", du nom de l'ophtalmologue américain qui le premier décrivit cette maculopathie (on prononce "jafé") :


membrane épirétinienne rétractile


Il est possible d'opérer ceci, en ôtant cette membranule ("membrane épi-rétinienne", ou plus précisément "membrane épi-maculaire") en pelant la macula, avec d'assez bons résultats sous réserve que cette dernière n'ait pas été déstructurée trop longtemps ; cette chirurgie extrêmement délicate étant grevée d'un taux incompressible et non négligeable de complications à moyen terme : cataracte, mais surtout décollement de rétine.


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